Traduction : une VAE réussie après 30 ans d'expérience
"Aujourd’hui, je suis « vraiment » traductrice"
mis à jour le 29 octobre 2026
ESTRI - School for international careers
Après des années d'exercice, Ellen-Marian a fait reconnaître son expertise en obtenant la certification professionnelle de "Traducteur" (niveau 7, inscrite au RNCP) de l'ESTRI, grâce à une VAE. Elle revient sur son parcours et sur les bénéfices concrets de cette démarche.
Quelles raisons vous ont décidée à entreprendre une VAE ?
J’exerce le métier de traductrice depuis plus de trente ans. Pourtant, faute de diplôme, je ne me sentais pas toujours légitime. Avec l’essor de l’intelligence artificielle, certaines missions de traduction m’ont même été refusées parce que je n’avais pas de certification. Dans les postes salariés où la traduction faisait partie de mes missions, l’absence de diplôme servait aussi à justifier une rémunération au SMIC, alors que l’on me confiait des responsabilités importantes.
J’ai donc entrepris cette VAE avant tout pour moi-même : pour obtenir la reconnaissance de mon expertise, sécuriser mon avenir professionnel et accéder à des traductions plus pointues, plus créatives et mieux rémunérées.
Pourquoi avoir choisi la certification de Traducteur proposée par l'ESTRI ?
J’ai cherché pendant près de deux ans une université habilitée à me proposer une VAE en traduction. J’ai contacté cinq universités publiques, sans succès. L’une d’elles m’a refusé la démarche au motif que ma langue de travail n’était pas « vérifiable », comme si la traduction se résumait à une langue. Une autre exigeait un accompagnement en présentiel, à l’autre bout de la France.
C’est finalement en faisant des recherches sur internet que j’ai découvert l’ESTRI et sa certification de Traducteur, proposée par l’UCLy, tout près de chez moi. Elle correspondait exactement à mon parcours et à mon niveau d’expertise.
Comment s'est déroulé votre parcours de VAE ?
Le parcours a été simple et très bien encadré. Chaque étape m’a été clairement expliquée : le financement via mon CPF, l’accompagnement par Madame Esthelle Romary, mon accompagnatrice au cabinet Une Voie Vers SOI, la rédaction du dossier puis la préparation de la soutenance. À chaque question, j’obtenais une réponse rapide et précise.
Je n’ai rencontré aucune difficulté, ce qui a été précieux, car j’ai mené cette VAE tout en continuant à travailler.
Qu’est-ce que la VAE a changé concrètement dans votre vie professionnelle ?
Ma soutenance date d’à peine un mois, mais je constate déjà des changements. J’ai récemment accepté un poste d’enseignante d’anglais et d’allemand, et grâce à mon diplôme, je suis bien mieux rémunérée pour le même travail.
Pour la suite, j’envisage de me former dans un domaine de spécialité encore relativement préservé de l’IA, afin de revenir à une pratique plus créative de la traduction.
Que retenez-vous de cette expérience ?
Ce qui a le plus changé, c’est le regard que je porte sur moi-même. Aujourd’hui, je suis « vraiment » traductrice : je me sens légitime, aussi bien lorsque j’accepte une mission que lorsque je la refuse.
J’ai beaucoup aimé l’exercice de la VAE. Il a été long et exigeant, mais en retraçant trente ans de travail, j’ai ressenti une grande fierté et pris conscience de mon expertise. Cette démarche m’a apporté une vraie confiance en moi.
Quels conseillez donneriez-vous à quelqu'un qui souhaiterait se lancer dans cette VAE ?
À toute personne souhaitant faire une VAE en traduction, je recommande sans hésiter l’ESTRI/UCLy. Et à celles et ceux qui souhaitent se lancer dans le métier, je conseille de se spécialiser en parallèle dans un domaine précis, comme le médical (par exemple, la chirurgie et les instruments de pointe) ou le juridique, dans lesquels une expertise spécialisée, une maîtrise fine de la terminologie et une vérification rigoureuse des contenus restent essentielles.
Comment décririez-vous l'accompagnement de l'ESTRI/UCLy ?
L’accompagnement a été parfait, du début à la fin. Tout est clair, et chaque interlocuteur fait le maximum pour vous aider à réussir. Je pense en particulier à Madame Anne Jaudoin, Chargée de mission Formation professionnelle à l'UCLy, et à Madame Vanessa Eletto, Directrice des formations en langues et de la VAE à l'ESTRI, dont la disponibilité et la confiance ont été déterminantes. J’ai beaucoup apprécié leurs petits messages d’encouragement, ainsi que la présence de Madame Jaudoin juste avant ma soutenance. Les membres du jury ont fait preuve de la même bienveillance, tout en restant très professionnels.
Je remercie aussi chaleureusement Madame Esthelle Romary, du cabinet Une Voie Vers SOI, dont l’enthousiasme, la clarté des conseils et la rigueur des retours m’ont portée tout au long de la rédaction de mon dossier, ainsi que Madame Seyda Nur Tasci, enseignante à l'ESTRI, dont l’expertise et le regard extérieur ont enrichi plusieurs parties de mon travail.
Pas de stress, seulement du soutien et des conseils : cela a rendu cette VAE à la fois engageante et agréable.
Voir plus
Les traducteurs développent de nouvelles compétences où la maîtrise humaine reste centrale

